ArzuRoaming

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dimanche 31 août, 2008

Je pars...de ce blog

J'ai décidé de partir et de transférer ce blog sur une autre plateforme. j'ai découvert par hasard et quelques recherche sur google que le développeur de la plateforme 6mablog cherche depuis peu à vendre son produit car il n'a pas le temps de s'en occuper. Ceci me fais comprendre pourquoi la platforme n'avais pas été mis à jour depuis un moment alors que DotClear (système sur lequel est basée celle-ci) à fais l'objet de nombreuse amélioration.

Le manque d'évolution mais aussi quelques bug ainsi que le risque d'un rachat avec sans doute des bandeau publicitaire à la clé me font quitter cet hébergement pour wordpress...principal concurrent de DotClear qui, s'il n'est pas forcement mieux, offre un hébergement gratuit. Je maîtrise aussi ce système car je l'utilise pour le site Clean up the coastline...Ce sera d'autant plus facile à gérer.

Ainsi je mettrai dorénavant mes aventures sur :

__http://arzurwander.wordpress.com/__!!!!

Pourquoi "wander" ? Disons que ce nouveau site est l'occasion de corriger une erreur de langage qui était le "roaming"..."Arzur roaming" n'est pas correct, le 'ing' est de trop ou je dois mettre 'is'. To wander, petite définition :

wan·der (wndr) v. wan·dered, wan·der·ing, wan·ders v.intr. 1. To move about without a definite destination or purpose. 2. To go by an indirect route or at no set pace; amble: wander toward town. 3. To proceed in an irregular course; meander. 4. To go astray: wander from the path of righteousness. 5. To lose clarity or coherence of thought or expression. v.tr. To wander across or through: wander the forests and fields. n. The act or an instance of wandering; a stroll.

(c'est aussi un nom d'où la possibilité de dire arzur's wonder). Donc, cela signifie à peu près la même chose que roaming mais semble plus adapté à cette idée d'errance (du corps comme de l'esprit), de déplacement sans but . Enfin, je me sens mieux à dire "Arzurwander" que "Arzurroam"...question de feeling ;)

Tiens ! Tant que j'y suis, pourquoi le "Arzur" pourriez vous me demander ? Disons que c'est un pseudo que j'ai depuis très longtemps sur internet, qu'il a une consonance celtique (Il s'agit du prénom Arthur en Breton) et qu'il m'a tout simplement paru beau quand je l'ai vu pour la première fois.

Désolé encore pour le déménagement et la mise à jour de vos signets...

La Bise

Kenavo (Je ne l'avais pas encore dis celui là ;) )

Pierre

samedi 23 août, 2008

Plus qu'un mois en Islande...

Quoi de neuf en Islande ? Et bien...Je bosse, je stagiairise studieusement et je tente d'avoir du temps en dehors de tout ça. Ce n'est pas si simple quand on habite dans son bureau et que la maison est remplie de participant, de gens sympa dont j'oublie le prénom, à peine ils me le disent. Manque de chance, la plupart retiennent le mien même 2 semaines après... Normal, je suis souvent la première personne qui les accueille et les renseigne.

J'ai été leader (14 au 24 juillet) un chantier en Slovaquie. J'ai accompagné un groupe d'Islandais à un youth exchange. Qu'est-ce donc que cela ? Et bien il s'agit d'une dépense inutile de l'UE dans le cadre du programme Youth, le même qui finance mon SVE. En résumé, l'UE finance un rassemblement de jeunes, qui se réunissent pour passer du bon temps, organiser une orgie dans certains cas, et ce, sous un prétexte d'échange interculturel favorisant la solidarité entre les peuples, la paix dans le monde et autres idées telles que l'éducation au respect de l'environnement. Tout est payé sauf l'alcool. D'ailleurs, l'organisation d'accueil avait décidé de l'interdire pour prévenir ce qui se passe généralement dans ce genre de réunion. Ce fut bien suivi, d'autant que la plupart des participants étaient mineurs. Donc, pas d'orgie, mais pas vraiment de fun non plus et beaucoup d'énergie perdu en surveillance des gamins.

Cet échange fut ennuyant. Les gens étaient certes gentils, mais ils n'étaient pas motivés par le sujet qui était « Leave nothing but footprint ». Les débats étaient inintéressants, car la plupart n'avaient aucune connaissance des sujets. Difficiles de parler d'énergie renouvelable et de débattre quand les gens n'y connaissent rien et que leur niveau d'anglais et trop bas pour qu'ils puissent participer. Je me suis retrouvé à faire une bonne partie des interventions sur les énergies renouvelables, le réchauffement climatique, le nucléaire, la surpêche ou un exposé sur les schtroumpfs "pionnier du développement durable" (profitant d'un PowerPoint réaliser pour un examen d'anglais de l'année dernière) alors que je n'avais prévu que deux présentations relatives à mon stage et Clean Up the World. J'ai pu utiliser quelque PowerPoint laissé par nos intervenants en cours, comme quoi cela peut être utile. L'exercice fut intéressant d'autant qu'il se faisait en anglais . Mon problème fut une gamine mythomane, hystérique et manipulatrice pénible à gérer et j'ai passé les derniers jours sur les nerfs, car elle faisait partie de mon groupe d'Islandais et que j'étais donc le premier leader concerné. Heureusement, la première semaine fut agréable grâce à mes retrouvailles avec un ami espagnol rencontré en Bosnie l'année dernière sur un chantier Emmaüs. C'était plutôt marrant de se retrouver en Slovaquie où il était de passage.

La Slovaquie m'a un peu trop rappelé la France. Nous étions à Levice, une petite ville à 1 h 30 de train de Bratislava et, si je n'ai pas vu la France depuis 3 mois, j'ai eu l'impression, agréable au début, mais rapidement ennuyante, d'y être. Sans doute, car il y a plus de similarités entre la Slovaquie et la France qu'avec l'Islande. Mêmes paysages, même type de maison, de rue à quelques détails près comme le mobilier urbain et les enseignes en slovaque. Un leader slovaque m'a confirmé qu'il a eu l'impression d'être en Slovaquie pendant un camp qu'il a fait en France...Ce n'est donc pas que mon impression.

Le meilleur moment du voyage aura été le voyage retour avec la visite de Prague. Une participante que j'ai rencontré en Islande m'a invité avec ma bande d'Islandais à dormir chez elle. Elle nous a fait une visite guidée de la ville et arrangé une soirée sympa dans un bon bar (tellement bon qu'il faut réserver avant). Le lendemain, 8 heures d'escales à Copenhague donc nous avons pris le temps de visiter cette ville qui vaut le détour. À propos de détour, je dois absolument en faire un pour retourner à Prague car un jour n'est pas suffisant pour découvrir cette ville magnifique.

Retour en Iceland et qu'une envie, me changer les idées après ce camp exténuant. Je repartais le lendemain pour visiter le nord de l'Islande sous prétexte de conduire 3 participants dans un chantier. Quel plaisir de retrouver les paysages islandais, conduire une voiture puissante sur ces routes sinueuses avec un lever de soleil illuminant les fjords noyés dans les nuages .

Le lendemain un ami polonais me propose d'aller randonnée 4 jours sur le sentier le plus réputé d'Islande : Landmanalaugar to Thorsmork que l'on peut prolonger d'une journée pour atteindre Skogar en passant entre deux glaciers. L'occasion de partir et trop belle et il nous faut la saisir, car 4 jours de libre ensemble ne sont pas si simples à trouver. Le temps d'une après-midi et nous étions prêts. Départ en retard et en courant le matin, car la veille était aussi une soirée d'adieu avec des participants dont nous étions proches et le lever ne fut pas facile. Un long trajet en bus plus tard et nous étions à Laudmanalaugar. La place et encombré de touristes. On les sent préparer pour attaquer un sommet de 8000 mètres... en tout cas, ils ont l'équipement neuf et cher qui va bien. Ils ne l'utiliseront pour la plupart que pour une randonnée facile autour du camping...Je suis bien le seul avec des chaussures tige basse et un chapeau de cuir... Je n'irai pas dans le détail. Disons qu'il n'y avait la plupart du temps personnes à porter de vue, que le camping sauvage et bien possible, la difficulté était de trouver des endroits jolis, avec de l'eau à l'abri du vent. C'était magnifique et après 3 semaines à visiter d'autre endroit, je n'ai pas trouvé plus beau et impressionnant.

De retour à Skipholt, Toti me demande d'aller leader pour quelques jours un camp dans un endroit superbe. Je ne prends pas ce travail comme un cadeau, j'aurai préféré rester à Rekjavik. Il n'empêche, me voilà seul à gérer un groupe de 13 participants. Je sais reconnaître un mauvais leader et mon boulot à parfois été de réparer leur erreur. Pourtant, je n'ai jamais vraiment été seul responsable d'un groupe. Cette fois-ci, j'ai pu mettre en application ce que j'ai appris en regardant les autres leaders, les bons, je me suis rappelé des activités, des jeux visant à créer un esprit d'équipe, à apprendre les prénoms, etc. que j'avais pu faire à mon EVS Training ou pendant ce camp en Slovaquie.

Mon idée était de gérer des gens motivés et matures et j'ai été franchement désappointé de voir ce côté mouton chez mes participants. Ils ne bougeront pas si je ne le dis pas préférant s'ennuyer sur place plutôt que se trouver quelque chose à faire. Ils attendent tout de moi et même quand je donne des instructions, l'inertie du groupe est terrible.

Le fait est que je laissais la liberté au groupe de bouger ou pas et de décider de lui-même ce qu'il faut faire. Je reste avec cette image du leader qui n'est qu'un participant parmi les autres excepté qu'il est le contact avec la communauté locale et qu'il a l'argent pour les courses. Seulement, des années de conditionnement font que pour certaines personnes, une fois un leader désigné, il lui remette quasi entièrement leur pouvoir de décision. C'est plutôt triste de voir que même un petit groupe est incapable de s'autogérer sans poser quelqu'un comme leader. Si nous faisions une randonnée et que le groupe s'arrêtait, certain, fatigué entamais une sieste quand d'autre souhaitait bouger. Ainsi, des participants m'ont dit apprécier la liberté que je leur laissais quand d'autre m'ont trouver manquant d'énergie pour bouger le groupe. Ces derniers étaient bien entendu la catégorie des gens pleins d'énergie pour bouger, mais incapables de se prendre en main jusqu'au bout, incapables de sortir du groupe et respectant une autorité de leader, qu'ils m'ont eux-mêmes donnée.

J'ai finalement accepté de jouer le rôle du leader qu'ils attendaient et est arrivé à ce moment-là le leader que je remplaçais. Si leader seul ce genre de groupe demande beaucoup d'énergie, le faire à deux et juste une partie de plaisir. J'étais supposé rester 2 ou 3 jours et puis je m'y plaisais de plus en plus, repoussant à chaque fois mon départ, les participant et l'autre leader me demandaient de rester ce que finalement je fis après avoir vérifier que mon absence ne serait pas un problème pour l'organisation.

Nos participants étaient feignants, mais adorables, le travail n'était pas bien dur et les excursions organisées par la communauté furent nombreuses et intéressantes. Nous étions tous les soirs invités dans un des 4 restaurants du village. Nous étions presque trop bien traités au regard du boulot que nous faisions pour eux et la population était vraiment sympathique avec nous... Les environs n'étaient que volcan et champ de lave et je suis parti plusieurs fois en auto-stop dans les environs grimper seul sur ces sommets. Aucun sentier n'y menait et la solution « tout droit » était la meilleure, la plus dangereuse, car ce n'est que rocaille et éboulis parfois abrupts, mais c'était la plus excitante. En résumé, ces deux semaines (4 au 20 aout) auront été l'expérience parfaite après un dur camp en Slovaquie.

Me voilà de retour à Reykjavik depuis 2 jours et quasiment toutes les responsabilités me tombent dessus, car celui qui m'avait relayé 2 mois dans mon travail est parti et les leaders se souviennent de moi comme faisant le boulot donc ils me tombent dessus. Je suis sensé en plus connaître tous les derniers changements et nouveaux événements... Pour le coup j'avais anticipé et j'appelais régulièrement mon Boss pour connaître les derniers potins : un camp annulé ici, un nouveau créer ici, un nouvel appartement pour loger les participants... Je suis donc sensé prendre toutes les décisions liées à l'organisation des camps, ce que je ne fais pas pour tout, car le dernier mot revient à Toti. Il n'empêche cela fais un choc et j'ai aussi choqué mes participants qui ne m'ont pas vraiment reconnu... oui, je suis passé l'espace d'un moment du leader sympathique au responsable sérieux que je n'avais pas d'autre choix d'être. Les leaders m'agressent de question sur leurs prochains camps, me donne leur paperasse, me demande de l'argent, etc. Il n'empêche, je ne laisserai pas cette maison me prendre mon énergie comme elle le fait si on se laisse aller à stresser pour une situation qui n'est pas vraiment complètement contrôlable. Chaque jour, nous improvisons. Si les participants savaient, à quel point cette organisation ne l'est pas, organisée, sans doute réfléchiraient-ils à deux fois avant de venir ! Bon, au final, ils auraient tord, car tout marche bien et il n'y a pas vraiment d'autre alternative que Veraldarvinir en Islande pour faire un chantier.

Je suis confronté à l'abus de pouvoir de certains leaders, un groupe de 3 polonais, qui s'ils sont bien gentils de m'aider manque parfois d'humanité et de compréhension avec les participants. Ce statut de leader est plein davantage et certains compensent leur complexe d'infériorité par un statut qu'il ne mérite pas. Je leurs ai mis les points sur les i"s » d'autant qu'ils critiquaient certaine de mes décisions qui faisaient plus appelle à la compréhension et l'envie d'aider un participant qu'une simple logique d'efficacité. J'essaye d'être juste même si cela peu ensuite me poser quelque problèmes organisationnels. Toti me soutient dans cette démarche et ne m'a jamais reproché d'avoir manqué d'efficacité quand c'était pour aider quelqu'un... j'aime mon boss ;)

Et à côté de tout cela j'ai eu le temps de faire ce site web pour mon projet et un camp va démarrer prochainement pour la partie éducative du projet dans les écoles. Il me faudra le gérer. Je vais préparer un training pour les participants.

Le ministère de l'Environnement se bouge car comme moi il aimerait faire l'étude sur les débris marins avant la fin de nos camps. Nous attendons la méthode de relevé mis au point dans le cadre de la convention OSPAR. Je me verrais bien faire un tour de la côte d'Islande en mini bus avec un groupe de participant pour faire ces relevés sur les plages sélectionnées. Je dois aussi rédiger un rapport de stage pour le 15 sept.. 50 pages...Du boulot en perspective.

Je rentre le 24 septembre au soir, les soutenances sont le 25 et 26... Je n'aurai même pas réalisé que mon stage et finis que je me retrouverai à l'université pour en partir 2 jours après avec mon nouveau statut de chômeur diplômé ! J'ai déjà plein d'idées sur la manière d'utiliser cette liberté :) Vive l'inconnu !

vendredi 22 août, 2008

De nouvelles photos

Hello,

Un long moment sans poster ne signifie pas que je fais rien, heureusement, et le fait que je vous mets ici de nouvelles photos ne signifie pas non plus que je passe mon temps uniquement à me promener dans des endroits magnifiques ;) Oui, je travail, j'ai même un rapport de stage à rendre pour le 15 septembre. Plus qu'un mois en Islande...C'est passé tellement vite, je ne réalise pas encore que cela va finir et que je suis théoriquement déjà en retard pour la rédaction du rapport d'autant plus que je n'ai pas finis mon boulot et que le plus intéressant, à savoir, ma collaboration avec le ministère de l'environnement pour un monitorage des débris marins sur la côte, ne fais que commencer. Nous attendons la méthodologie OSPAR (l'instrument actuel qui oriente la coopération internationale sur la protection du milieu marin de l'Atlantique du nord-est) pour démarrer l'échantillonnage des plages.

J'ai créer dernièrement un nouveau site web pour le Programme "Clean Up the Coastline". L'interface admin de l'ancien était en islandais. Belle langue mais qui n'est pas évidente à maitriser en 5 mois. L'important est que le prochain volontaire qui s'occupera du projet soit capable de le mettre à jour d'où un transfert sur la plateforme de blog Wordpress avec une interface en anglais. J'ai récupéré les articles de l'ancien (créer en 2007) et y ai rajouté du contenu avec notamment une rubrique "The marine debris issue" afin d'y rajouter un coté éducatif pour ceux qui, comme vous ;), veulent en savoir plus.

En attendant, vous trouverez de nouvelles photos sur ma galerie Picasa et une présentation pdf ici.

lundi 30 juin, 2008

Sigur Ros et Bjork en Concert

Petit mot pour vous raconter le concert de Sigur ros et Bjork à Reykjavik :

Amazing !

Voilà.

Pour ceux qui trouvent Sigur Ros soporifique, je vous suggère d'écouter le dernier album : le style est sur certaines pistes complètement différent du Sigur Ros de Von ou ( )(trop peut-être). Sinon j'ai croisé Bjork (Bouleau en islandais...oui oui, l'arbre) ce matin au marché...Qui sait, j'ai sans doute déjà croisé le président sauf que je n'ai pas idée de son apparence.

Sinon, pour ne pas passer pour un touriste dans un concert de Sigur Ros en Islande, le mieux est de venir avec toute la famille, le chien, la glacière et la poussette. La ponctualité islandaise faisant, ton pique-nique tu dégusteras et, le concert se finissant, avec retenue tu applaudiras.

Le tout se passait dans un parc sous un froid de canard et un beau coucher de soleil qui ne se coucha finalement pas (il voulait sans doute profiter du concert et dû changer d'avis au dernier moment ). Le groupe de vingt qu'ont étaient se partageait entre les fans de Bjork d'un coté, les sans opinion, car n'ayant jamais entendu ces groupes étaient au milieu, et les fans de Sigur Ros de l'autre. L'émotion, le froid et voilà que de petites larmes au début de chaque morceau humectèrent beaucoup de joues, à commencer par celles de fan de Sigur Ros qui fit la première partie. Je suis moins réceptif à la musique de Bjork mais j'avoue que ses chansons les plus connues comme Hidden Place, moins originales certes, sont tout de même belles et prenantes...

Le concert était censé marquer le lancement d'un projet visant à faire le point sur l'état de l'environnement en Islande. Le discours était sans doute aussi politique mais je n'y ai rien compris, islandais oblige. Je peux juste le deviner à la lecture des derniers articles parus dans ce journal gratuit et en anglais nommé "The Reykjavik Grapevine". Un supplément "environnement" a été fait spécialement pour ce concert. Je vous conseil de lire un article de Bjork qui fait bien le point sur le débat actuel en Islande relatif à l'environnement (page 50)

Bref un beau moment.

vendredi 27 juin, 2008

Le plus long jour de l'année…

Le plus long jour de l'année… Tiens, j'ai l'impression, qui n'en est sans doute pas une, que je n'ai pas vue la nuit depuis que je suis arrivé. Si on fêtait le jour le plus long comme en France, il y aurait de la musique dans les rues et de grands feux toutes les nuits, de mai à fin aout. L'idée peut paraître séduisante au mélomane, mais elle l'est beaucoup moins pour la forêt islandaise qui peine simplement à exister (transition subtile). Les plantations de jeunes arbres sont soutenues par le gouvernement et les fermiers sont subventionnés pour faire ce boulot. Ils embauchent des étrangers pour faire ce travail très rémunérateur. J'ai un voisin français, Antoine, qui fait ce travail depuis quelque mois. Il est payé au nombre d'arbre planté et il gagne pas loin de 4000 € par mois. Ce n'est apparemment pas assez, car il souhaite embarquer sur un navire-usine pour travailler 45 jours avec 5 heures de sommeil par nuit et revenir « riche ». Relativisons tout de suite ces revenus qui peuvent paraître exorbitants, car il est courant de payer 2000 € pour un logement à Reykjavik. C'est d'ailleurs le prix de la location de l'appartement, ou plutôt la demi-maison que loue mon asso. Un récent article dans les journaux racontait que 14 Polonais vivaient dans un petit appartement, bon moyen d'économiser leurs Krona.

À propos, rappelle-moi à quoi ressemble une étoile, j'ai oublié… Il y a quelques jours, on pouvait apercevoir la lune en plein jour. Quoi de plus banal en France, mais ici, la présence d'un astre autre que le soleil constitue pour moi un événement.

Dans le genre découverte, les Islandais font aussi du fromage, du vrai qui sent mauvais comme chez nous. Il s'agit d'un camembert, très cher et pas très bon, mais après deux mois d'insipide gouda, ce mauvais fromage était un vrai bonheur. Quid du beurre salé ? À vrai dire, le beurre islandais est plutôt bon, nul besoin de le saler. D'ailleurs, je pense que le pain beurre-gouda n'est gouteux que grâce au beurre.

J'ai sans doute déjà parlé des femmes asiatiques qui sillonnent les rues la nuit à la recherche des bouteilles plastiques et verres qui leur permettent de gagner 10kr par bouteille. Et bien le jour elles sont dans les jardins à fouiller les poubelles des particuliers. J'ai surpris ce matin une grand-mère faisant nos poubelles et je lui ai filé nos bouteilles plastiques… Elle me rend service, car cela fait de la place dans la cuisine et ça de moins à emmener à la déchetterie et elle, elle gagne de l'argent… C'est un bon deal.

Il y a quelques jours sont arrivés les participants d'un prochain chantier. Parmi eux, une fille israélienne et une Américaine, juive d'origine russe. J'ai passé ce jour le plus long avec elles à discuter et dessiner des éléphants posés sur des girafes. En effet, une « nuit » blanche nous paraissait une bonne manière de passer ce solstice. Les discussions furent entre autres à propos d'Israël et de la guerre. Le point de vue d'une Israélienne était vraiment intéressant et elle était tout aussi intéressée de savoir ce que les Français pensaient d'Israël. La question fut sans détour : « Est-il vrai que les Français n'aiment pas Israël ? ». Que dire...Me voilà à parler des Français sur ce sujet épineux alors… Euh… Non, je pense que nos médias montrent plus la situation des Palestiniens que celle des Israéliens et qu'on aurait plus tendance à prendre partis pour ceux que l'on voit souffrir. La politique israélienne et notamment la construction du mur nous paraissent incompatibles avec la recherche de la paix… oui, il y a des gens qui taggent les mosquées, oui, le conseil des juifs de france portent régulièrement plainte contre untel et puis bon, j'arrêterai là, car je n'en sais au final pas grand-chose, rien de précis. Je sais juste que s'exprimer sur le sujet en France me paraît être plus risqué que sur d'autres sujets. Il est si facile de se faire taxer d'antisioniste ou antisémites (erreur de langage) que c'est un sujet qu'on évite et ceux qui en parlent publiquement ont intérêt de le faire de manière intelligente sous peine d'acharnement médiatique à leur encontre. Je sais aussi que le représentant des juifs de France peut se permettre d'insulter des ministres lors d'un dîner et que ces derniers ne feront que baisser la tête… (cf. : une chronique de JF Kann dans Marianne) nul doute que les réactions n'auraient pas été les même avec un conseil musulman.

D'après l'Américaine, il est plus facile d'être juif aux US qu'en France… Son copain vit depuis peu en France et il sent comme une petite hostilité à son égard qu'il n'avait pas avant… Bon, en fait, nous étions d'accord sur de nombreux points : le mur n'est pas une solution, nos médias respectifs nous donnent des infos orientées et la situation est mal barrée.

Cette fille adore sa ville, son pays et m'a parlé avec passion de ces habitants. Enfin bref, après cette soirée, j'ai sérieusement envie d'aller faire un tour à Tel-Aviv. Et puis maintenant je sais que je peux dessiner un éléphant avec des lunettes de soleil.

A propos de la france, un espagnol me demandais ce que signifiait les paroles de la marseillaise. Notons que cet espagnol est fan de la Rue Ketanou, qu'il chante les paroles sans les comprendre et nous a demandé ce que signifiait les paroles de "la fiancée de l'eau"...Les 3 francais qu'ont étaient, tous amateur de ce groupe, avons néanmoins été incapable de nous mettre d'accord sur le sens des textes...moi je vous dis qu'elle est morte et que le prince n'a rien eu d'elle...l'autre francais soutenait qu'elle n'était pas morte même après avoir écouté plusieurs fois la chanson (pas elle, lui)...bon, c'est le même que la marseillaise fait vibrer avant les matchs de foot. Oui, je reviens sur la marseillaise car après avoir expliqué à l'espagnol, que non, cette chanson ne parle pas de fraternité entre les peuples et lui avoir expliqué le contexte de sa rédaction, je lui ai dis que cette chanson était sujette à controverse et pour preuve, j'ai demandé au deux français ce qu'ils pensaient de cet hymne. Leurs réactions furent rapides et opposées. Ils se sont pris le chou 20 bonnes minutes. Yohann ayant la mauvaise idée de dire que ceux qui veulent changer d'hymne sont stupide, tout comme il l'est aussi d'avoir honte d'être francais...Je restais en spectateur, c'était plutôt marrant à voir et l'espagnol a compris la controverse.

Voilà ce que j'aime quand je reste dans cette maison : cette sorte de mouvement perpétuel de gens de cultures différentes qui arrivent et repartent juste le temps partager quelques moments de discussions.

J'aimerais parfois que ces personnes restent plus longtemps et on se quitte à regret. Je me console alors en pensant aux prochaines rencontres.

Si vous vouliez plus de nouvelles, consolez-vous en pensant au prochain post ;)

La Bise

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